Etienne plus que Jaumet

Rencontre avec Etienne Jaumet, l’homme aux mille projets et moitié du duo Zombie Zombie.

Le Mauvais Coton: Vous êtes un habitué des Nuits Sonores, ce n’est pas votre première fois ici, vous avez fait les Nuits Sonores à Tanger, vous revenez…ça vous plaît particulièrement non ?

Etienne Jaumet: J’étais venu avec Zombie Zombie, le Cabaret Contemporain et en solo donc oui ça fait partie des villes dans lesquelles un lien de confiance et de plaisir s’est créé. C’est un festival un peu pour tout le monde, avec des musiques pour danser et puis un peu l’avant-garde des musiques électroniques, avec des surprises aussi. Ce n’est pas que la jeune génération, c’est un mélange de plein de choses.

Vous avez une attention particulière vers un artiste ou une scène pendant ces quelques jours ?

Oh oui…ça dépend des heures de la journée on va dire. L’intérêt que je trouve aux jours c’est de faire beaucoup de découverte avec les Live et des groupes qui ont pas mal d’ambition artistique. Et le soir c’est plus DJ disons, plus pour faire la fête. Moi je suis justement très intéressé par la scène Warsaw, j’ai la chance de pouvoir collaborer avec Piotr Kurek que j’adore, on va faire ça toute à l’heure, c’est une super chance.
Sinon après je vais courir voir Tomaga qui est un groupe anglais que j’aime beaucoup. Ensuite Jessica93, un groupe français que j’aime bien. J’aurais adoré voir Geena, Low Jack, Zaltan aussi.

Et ce soir (vendredi) toute la scène de Detroit qui vaut le détour quand même.

 

Comment vous gérez tous vos projets ?

Disons que je n’essaie pas d’accumuler les projets, mais les coups de cœur donc quand on a une chouette opportunité comme aujourd’hui avec Piotr Kurek, je saute sur l’occasion. Parce que je n’ai pas peur de me tromper non plus, je n’ai pas peur de faire des erreurs, toutes les collaborations ne marchent pas forcément. Enfin c’est en tentant des choses avec lesquelles on a peu en commun qu’on s’enrichit.

Mais quel est votre secret alors pour faire autant de collaborations, disons pour réussir ces collaborations ? Est-ce que vous gardez une sorte de fil conducteur dans vos créations ?

J’en n’ai absolument aucun. C’est d’avantage au fil des rencontres que les choses naissent, par hasard, ou des rencontres provoquées et puis parfois ça se fait, parfois ça ne se fait pas. Peut-être que une question de plaisir de partager des choses avec des gens. Par exemple avec Piotr, j’aimais beaucoup sa musique et je ressentais déjà une certaine connivence, une façon de faire de la musique très instinctive, où l’improvisation comptait beaucoup. Et tout ça se rapproche de ce que j’aime faire . Après on s’est un peu parlé sur internet et j’ai vu qu’il était dans le même état d’esprit que moi. Ce sont d’abord des sensations qui nous ont rapprochées et le résultat…on verra ça très vite.

 

À propos de vos projets actuels, vous en êtes où ?

J’ai toujours les projets en cours, Zombie Zombie par exemple, mes concerts avec James Holden, mes concerts solo, mes projets avec Felicie d’Estienne d’Orves qui s’appelle Satori, c’est une performance artistique. Les nouvelles choses qui arrivent sont une collaboration de Zombie Zombie avec le Cirque Bang Bang qui est un couple de jongleurs. Et puis j’ai déjà des choses pour 2016 avec un hommage pour La Monte Young avec Sonic Boom une chanteuse indienne.

Et en ce moment qu’est-ce qui vous plaît particulièrement d’écouter ?

J’écoute pas mal de musique ambiante…voire carrement New Age, un musicien français Ariel Kalma qui a commencé dans les années 1970, un saxophoniste aussi. Et puis il y a aussi des gens comme Jessica93, Maestro, Turzi…et beaucoup d’autres que j’oublie.


Propos recueillis par Antoine Roux le 14/05/2015 à Maison de la Confluence

Page facebook Etienne Jaumet