Bien que l’accès aux restaurants soit interdit après l’heure du couvre-feu, il ne l’est pas totalement à certains professionnels, notamment les personnes y travaillant et les livreurs. En effet, les plateformes de livraison à domicile et les restaurateurs sont inscrits dans la liste des « exceptions ». Ils peuvent donc continuer de travailler après 21 h. Ainsi, vous pouvez passer commande sur les applications dédiées à cet effet comme Uber Eats. C’est la principale raison de l’explosion des demandes de livraison à domicile.

Uber Eats et la livraison à domicile

Uber est surtout réputé pour son activité de VTC, touchée comme la plupart des entreprises par les retombées de la crise sanitaire. Mais depuis, Uber Eats, sa branche de livraison a connu une croissance

L’application Uber Eats

Lancée en octobre 2015, l’application Uber Eats s’est étendue d’une manière rapide sur tout le territoire français. Toutes les personnes détenant des Smartphones qui fonctionnent sur Android ou iOS peuvent donc commander leurs repas rapidement et simplement par le biais de l’application.

Une fois l’application téléchargée, l’inscription faite, les coordonnées bancaires livrées et la géolocalisation autorisée, le client peut commander parmi le large éventail de choix proposé par Uber Eats pendant le couvre-feu. Il peut y trouver une liste des restaurants, des différentes propositions de menus et de plats.

Le principe est simple. Le client passe sa commande en ligne, le livreur Uber Eats récupère le repas au restaurant et le livre à domicile. Il est à rappeler que ces livreurs ne sont pas des salariés de la plateforme. Ils sont des coursiers prestataires d’Uber Eats. Ce sont donc des coursiers indépendants à leur compte. 

Une dérogation professionnelle pour les livreurs

Les confinements et le couvre-feu ont eu des conséquences sur tous les niveaux de la vie quotidienne. En effet, les nouveaux horaires du couvre-feu obligent les professionnels de tous les domaines à revoir leur organisation de travail. Et particulièrement dans le monde de la restauration.

Cette situation a profité aux plates-formes de la livraison à domicile, notamment Uber Eats. Effectivement, les commandes ont décuplé depuis la crise sanitaire. Ainsi, les livreurs de ce géant américain peuvent continuer leurs activités normalement. Bien entendu, il faut qu’ils aient sur eux la dérogation professionnelle.

Ce qui permet aux Français de faire appel à ce prestataire pour se faire livrer des repas à domicile en cette période de couvre-feu. En effet, cela constitue une solution pour ceux qui ont des horaires fixes et qui ne peuvent pas se permettre de faire leurs achats ou de récupérer leurs commandes avant 19 h,

Car il faut rappeler que sortir en dehors des horaires autorisés est passible d’une amende forfaitaire de 135 euros, majorée en cas de récidive. Il est également à noter que ces livreurs ne peuvent plus travailler après 22 heures dans certains départements. Il est donc important de connaître si votre ville fasse partie de la liste avant de passer commande.

Problèmes rencontrés dans la livraison de repas à domicile

Les restaurants font souvent les frais de la non-réglementation du service de livraison. En effet, comme dans tout partenariat, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Il arrive parfois que la commande ne soit pas livrée, en retard ou endommagée lors de la livraison. Et bien entendu, ce sont les restaurateurs qui payent le pot cassé.

Ces problèmes résultent surtout du fait que certains livreurs, auto-entrepreneurs, sous-louent leurs comptes. Et les plateformes comme Uber Eats qui se définissent comme des intermédiaires et des structures de mise en relation renvoient la balle aux restaurateurs. Et ce sont ces derniers qui sont taxés.

Et afin de remédier à ce problème, la ministre responsable incite et encourage les plateformes dans le contrôle d’éventuelles fraudes de leurs prestataires. Ainsi, des développements technologiques sont prévus pour déceler ces fraudes en collaboration étroite avec l’État. Reste à savoir si ces décisions permettront de limiter les pertes subies par les établissements.

Crise sanitaire : un vrai coup de pouce pour Uber Eats

La situation sanitaire et le couvre-feu ont démontré que la livraison à domicile ne s’agit pas d’un simple confort. Elle est devenue une nouvelle perception de la consommation.

Mise en place de stratégie de fidélisation

La plateforme Uber Eats a développé des stratégies de conquête et de fidélisation afin d’optimiser les bénéfices induits par l’instauration du couvre-feu face à la crise sanitaire. En réalité, cette dernière a accéléré la digitalisation des restaurants ainsi que la convoitise et l’appétence des consommateurs pour la livraison des repas à domicile.

C’est pourquoi cette plateforme a lancé son pass Uber Eats. Il s’agit d’un système d’abonnement mensuel qui donne accès à la livraison gratuite illimitée. Cette offre a contribué l’augmentation de 14,75 % du chiffre d’affaires de l’entreprise entre Novembre et Décembre 2020. Un véritable succès pour l’entreprise.

En réalité, la plateforme a profité de deux facteurs. Le premier est l’enrichissement de l’offre avec l’augmentation des inscriptions des restaurants partenaires. Le second est la hausse du taux de nouveaux clients qui ont utilisé la plateforme. Notamment un nouveau type de consommateur, amateurs de cuisine italienne et japonaise.

Et afin de faire face aux craintes de contamination, les plateformes, dont Uber Eats mettent en place une livraison sans contact avec différentes étapes. Il s’agit, concrètement de laisser la commande sur le pas de porte. Ce qui laisse la distance requise entre le livreur et le client. Même si ce mode de livraison ne convainc pas tout le monde. 

Une forte augmentation de l’activité de la livraison à domicile

Les activités des plateformes de livraison à domicile, notamment celles d’Ubers Eats ont fortement augmenté depuis le début de la crise sanitaire et de l’instauration du couvre-feu. Une progression confirmée par les annonces qui fleurissent pour le recrutement de nouveaux livreurs.

Ainsi, dans certaines régions de la France, notamment à Quimper, si Uber Eats a commencé avec moins de 5 restaurants et pas plus de 5 coursiers, cette plateforme a aujourd’hui près de soixante restaurants partenaires et travaille avec tout autant de livreurs. Les mesures de distanciation sociale profitent à Uber Eats qui a vu son chiffre d’affaires augmenté de 53 %.

La digitalisation rapide et accélérée des acteurs de la restauration était donc une occasion pour cet opérateur en ligne d’accroître son réseau de partenaires. Et Uber Eats  incite alors les restaurateurs à rester ouverts un peu plus tard afin de cuisiner des repas. Il a intérêt, car son activité dépend de la continuité de celle des acteurs de la restauration.

Les restaurateurs s’adaptent

L’instauration du couvre-feu impacte d’une manière très importante sur les activités de la restauration. En effet, avec la suppression du service du soir, les revenus des restaurateurs baissent d’une façon considérable. En réalité, ils comptaient sur ce service pour compenser le manque à gagner, car le déjeuner est déjà affecté par le télétravail. 

Et afin de limiter la casse et pour pouvoir survivre en travaillant un peu plus tard durant le couvre-feu, beaucoup de restaurateurs n’ont pas eu le choix que de contracter et de s’affilier à Uber Eats. De ce fait, le nombre et les inscriptions de restaurants ont augmenté considérablement, confirmé par la responsable de communication de la plate-forme.

Ainsi un certain nombre de restaurants se sont effectivement inscrits sur la plateforme. Ce qui laisse à penser que le système de livraison à domicile connaissait une augmentation d’activité. Toutefois, le doute persiste, car d’autres professionnels dans le domaine de la restauration ont, eux, choisi de se tourner vers d’autres alternatives grâce auxquelles ils peuvent contrôler et gérer les livraisons eux-mêmes. 

Un grand enjeu pour les restaurateurs

Cette solution d’intermédiaire n’est pas vraiment évidente pour l’ensemble des restaurateurs. Certains, et même beaucoup d’entre eux affirment ne pas en sortir au niveau coût/profit. Ils trouvent ce rapport peu rentable en raison du coût entrainé par l’intermédiaire, notamment la livraison et la commission de la plateforme.

En réalité, les offres et produits proposés par certains restaurants sont bien adaptés à ce type de service qu’est la livraison. En revanche d’autres restaurateurs sont obligés d’adapter leur plat et leur présentation. Effectivement, afin que les commandes puissent être transportées facilement tout en gardant leur esthétique, les menus doivent être ajustés.

Et pour ces professionnels de la restauration, c’est le seul moyen de tenir le coup. Car l’arrêt de leur service sur place pour le dîner est considéré comme une véritable amputation sur leur revenu. Cependant, certains d’entre eux pensent que ce partenariat peut allonger leur facture dont les charges fixes continuent de courir. 

 

Pour résumé, on peut donc dire que la crise sanitaire a accéléré la croissance et le développement de la plateforme. En réalité, avec les mesures mises en place, les plateformes comme Uber Eats comptent maintenir leurs activités. Et il est indéniable que sa stratégie a réussi puisque son Chiffre d’affaires a progressé au fur et à mesure de la réouverture des établissements.

 

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