Ineska Créations

Un nouveau concept-store lyonnais à la croisée de l'Europe et de l'Afrique

Inès, tu vas nous parler de ton nouveau concept Ineska Créations. Mais d’abord commençons par toi. Comment t’es-tu lancée dans la mode?

Par passion depuis très jeune. J’ai un parcours atypique puisque j’ai fait une première année de faculté de médecine à Lyon, mais cela ne m’a pas plu. Je suis  allée en Allemagne pour un séjour linguistique, et de retour à Lyon, j’ai intégré  une faculté de communication. J’ai validé le diplôme de master en stratégie des marques en vue de faire du consulting. Cependant,  ma passion a refait surface, et c’est avec l’aide d’un professeur, que j’ai fait mes débuts dans la mode. Mon premier défilé, à eu lieu à l’université Lyon II.

Quelles sont tes influences, tes sources d’inspiration?

Le styliste stéphane Rolland me fascine particulièrement, car je trouve son travail magnifique, très élaboré et recherché.

Comment travailles-tu? Seule ou à plusieurs? Réalises-tu entièrement tes créations?

Je gère la structure et ma marque Ineska Créations, seule. J’imagine mes créations, je conçois les croquis, et je sélection les matières seules. Ensuite, je délègue la partie montage à une couturière, tout en surveillant que mes croquis sont respectés.

Se lancer aujourd’hui dans la mode ou dans la haute couture, cela te semble-t-il difficile?

Dans sa globalité c’est très complexe :d’abord, la haute couture est réservée une élite bien installée. Ensuite, dans le prêt-à-porter, il faut faire face à la concurrence des grands groupes qui proposent des vêtements à des prix qui laissent très peu de place aux jeunes marques et surtout au made in France. Ce qui sauve les créateurs aujourd’hui, c’est le réseau, les bonnes rencontres, la persévérance et surtout, les soutiens financiers très importants, pour résister sur ce marché très fermé. Si tous ces éléments ne sont pas réunis, le jeune talent aura peu de chance de percer.

Et pour toi y a-t-il eu des évènements, des rencontres qui t’ ont aidée à avancer?

J’ai eu de très belles rencontres, qui m’ont permis de développer la marqueIneska Créations, notamment deux : celle qui ma permise de participer au festival de Cannes 2012, une très belle expérience !Et une autre, qui ma permis d’ouvrir ma première boutique à Lyon et de découvrir et de travailler avec la matière noble qu’est la soie.

Il y a aussi eu un passage au Canada?

Oui. Voyant que j’avais de plus en plus de clients étrangers, américains, j’ai eu envie de me rendre au Canada. Là, j’ai eu l’opportunité de participer à la Fashionweek de Vancouver, et de présenter une collection de robes que j’avais créé en 2015. C’est d’ailleurs au Canada, que j’ai c’est idée, d’allier deux univers dans un  seul espace : la mode et la cuisine sous forme d’épicerie fine.

On va justement y venir. Pourrais-tu d’abord nous décrire les créations Ineska? Quel en est le concept de départ? A qui s’adressent-elles?

Les créations Ineska sont des tenues aux coupes très ajustées, sobres et raffinées. J’exploite à la fois, la soie, les tableaux de peintres sur soie, les textiles d’Afrique, pour en faire des collections uniques et originales. Les créations Ineska, s’adressent aux femmes modernes, féminines, et à la recherche, de produits de qualité, artistiques, et recherchés.

Il y a du sur-mesure et du prêt-à-porter?

Oui j’ai d’abord commencé par proposer des robes du soir, des robes cocktail. Ensuite, j’ai proposé du prêt-à-porter. J’ai réalisé, que ma cible, préférait des robes originales, série limitée, mais surtout comme son nom le dit « prêt-à-porter ». J’ai donc fait le choix, de m’orienter vers ce marché. J’ai donc décidé de clôturer mon matché de la haute couture, par une pièce unique extraordinaire que j’ai créé : une robe sur laquelle, j’ai fait poser entièrement à la main, plus de deux cent mille perles. Le travaille a nécessité plus de 6 mois de travail. Cette robe a d’ailleurs été exposée aux Galeries Lafayette. Une exposition qui s’est terminée le 25 juin et qui mettait à l’honneur Ineska Créations.

Et as-tu conservé le wax, l’imprimé africain?

Oui. J’ai décidé de revisiter les coupes. J’ai conçu des tops en soie quatre en un à partir de foulards qui peuvent se porter de différentes façons.  Ces tops, portent soit des tableaux d’artistes tels que Picasso, Monnet ou Van Gogh ou encore, des imprimés africains, qui mettent à l’honneur, des imprimés des tissus très connus en Afrique. Ils feront partir, de la gamme de produits intemporels, tout comme des accessoires en cuir, des bijoux et foulards en soie.  L’on retrouvera également dans la gamme de produits exclusifs : des robes pièces uniques, des jupes africaine, des produits cosmétiques ethniques bios et des accessoires hommes pour une clientèle masculine, qui viendra découvrir ou acheter des produits de notre univers épicerie Fine.

Et à côté, je vais sortir des collections de jupes en wax en fonction des saisons et de mes inspirations.  Je vais également   proposé des produits issus de l’artisanat lyonnais mais aussi européen et africain: des accessoires en cuir, une mini-gamme cosmétique ethnique comme des huiles de soin au baobab et des foulards, en collaboration avec Brochier. Je vais à la rencontre moi-même des fournisseurs.

Enfin, comme beaucoup d’hommes rentraient avec leurs femmes, je vais créer un petit espace hommes avec des accessoires uniquement.

Vas-tu conserver la partie culinaire ou salon de thé?

Oui c’est justement la base de mon nouveau concept: créer un concept-store mode et food. Une partie mode et une partie épicerie fine hautgamme aux parfums d’Afrique , qui propose des cafés, des nectars, des confitures, principalement des produits bio et fabriqués en France ou en Allemagne et en tout petit peu en Afrique (exemple, le vin).

Le but, c’est de mettre en avant à la fois le savoir-faire africain et le savoir-faire européen tout en dépassant les préjugés. Peu d’artisans fabriquent des produits aux saveurs d’Afrique en France, et j’ai choisi de travailler avec leurs produits, car je suis fière de l’énergie qu’il consacre à valoriser les produits, et le savoir faire africain. Par ailleurs, j’ai tenu à sortir un produit gourmand signé Ineska  Créations : des biscuits saveur D’Afrique que vous découvrirez prochainement dans l’espace Ineska.

D’autres projets notamment avec des chefs Gastronomiques sont en cours, et vous serez informés une fois que tout sera mis en place.

A quand l’ouverture de ce nouvel espace-store?

Je souhaite que cela se réalise d’ici la fin de l’année, du moins, je m’active pour respecter ce délai.

Quel conseil mode donnerais-tu aux jeunes femmes lectrices du Mauvais Coton?

Après avoir travaillé un peu plus de 6 ans dans la mode, je constate que beaucoup de femmes sont complexées, et suivent les tendances, par peur du regard de l’autre, peur d’être juger parce que c’est trop court, trop long, trop large, trop sexy… Je conseille à ces femmes de faire un effort pour mettre en priorité,  leurs envies, leurs besoins, et de laisser les jugements extérieurs de côté, et de créer leur tendance en l’adaptant à leurs humeurs.

 

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