The Pirouettes : une rencontre en deux temps

Leo Bear Creek et Vickie Chérie en concert au Sonic (Lyon) avant la sortie de leur album "Carrément Carrément" le 16 septembre 2016 sur Kidderminster

20h : un moment d’intimité

 

Processus créatif et langue française

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Après des débuts en anglais, The Pirouettes s’épanouit dans la langue française. Avec leurs paroles retraçant des événements de la vie quotidienne, Leo Bear Creek et Vickie Chérie font voyager un public cosmopolite. Loin du cliché qui en ferait un groupe parisiano-parisien, le couple originaire d’Annecy explique s’inspirer de tout ce qui l’entoure pour composer. S’ils s’étaient établis en Auvergne, The Pirouettes auraient peut-être parlé volcans et et promenades champêtres, mais les choses ont voulu qu’ils s’installent dans la capitale (rappelons que c’est fortement conseillé pour ceux qui ont des ambitions musicales) et parlent donc de « métro » ou plus explicitement de « Paris (2016) ».


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Par leur musique, Leo et Vickie souhaitent avant tout véhiculer des émotions, décrivant les choses telles qu’ils les vivent. “Des titres un peu plus poétiques sont à attendre, notamment sur l’album à paraître en septembre”, nous confie Leo. Quand on leur demande vers quel type de musique ils pourraient avoir envie d’évoluer ils nous répondent : « On est fan de mélodies. On n’est pas vraiment musicien, on compose tout à l’ordi’. Les instruments plus physiques ne sont pas le fond de notre composition, même si nous voulons étoffer notre live avec un batteur et un bassiste prochainement, histoire de donner de la puissance au son. Sur les enregistrements, on retrouve pas mal d’arrangements à la guitare mais on souhaite laisser la place aux claviers ».
Le challenge de l’album


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Sortir un album, c’est un sacré pas en avant. Enregistré à Annecy avec la même équipe que pour leurs EPs précédents, ils préparent leur premier album depuis près de deux ans. Si l’on peut déjà écouter certains titres sur leur page Facebook, tels que le beau “Dans le vent de l’été”, ils demeurent assez secrets sur ce que l’on pourra y trouver. Peut-être que le live de tout à l’heure nous permettra d’en savoir davantage ? En leur souhaitant que ce premier album marche du feu de Dieu, on leur demande quelle serait la collaboration dont ils auraient le plus envie s’ils pouvaient sélectionner l’artiste de leur choix pour leur prochain opus ? “Michel Polnaref !”, nous répond Léo. Vickie surprend en lâchant un “Justin Bieber. C’est ça les Pirouettes, le mélange improbable de Justin Bieber et Michel Polnareff ! ».






De la Pop, les 80’s, mais pas que.
Les Pirouettes, c’est en somme une pop actuelle qui emprunte des codes variés. Les eighties sont présentes dans leurs claviers et dans la formation « binôme amoureux » qui rappelle des couples mythiques tels que France Galle et Michel Berger, Fred Chichon et Catherine Ringer ou encore Serge Gainsbourg et Jane Birkin. Mais finalement, Leo et Vickie confondent bien plus de genres que cette seule pop qu’on leur colle à la peau. Du rock, ils en ont écouté. Leo optant pour The Strokes, Vicky plutôt pour Patty Smith, ce n’est pourtant pas le style vers lequel ils tendent à évoluer. Alors les Pirouettes, si vous aviez commencé à jouer cinq ans plus tôt en plein boom babyrockers, vous auriez préféré les guitares aux claviers ? « (rires) Non, je pense que nous aurions fait de la pop comme nous en faisons aujourd’hui. C’est la musique qui nous parle et qu’on aime jouer. On pourrait à la limite avoir tendance à aller vers des sonorités RnB, comme c’est déjà le cas parfois. C’est lié à notre style de compo’, avec les claviers et tout ».

Avant qu’ils ne partent se préparer, nous prenons une série de clichés de manière totalement fortuite. En les comparants à des photos des couples mythiques que nous avons évoqués plus haut, nous devons remarquer certaines ressemblances troublantes. Nous vous laissons en juger par vous-même…


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22h : « Quand la musique est bonne… ».

 

Une musique transgénérationnelle

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Lewis OfMan a ouvert la danse, offrant au public l’occasion de se remuer sur une electro rafraîchissante. Le temps de fignoler les derniers réglages, et The Pirouettes sont sur scène, le pied claquant le rythme. A peine la deuxième chanson terminée, c’est une véritable fournaise dans le ventre du Sonic. Dans la fosse, un public de tout juste vingt ans regarde les deux musiciens des étoiles plein les yeux. Les trentenaires derrière nous s’exclament : “J’ai de nouveau 20 ans putain !”. Un peu plus loin au bar, une bande de quinquagénaires a l’air tout aussi conquise. Il faut bien avouer que l’efficacité de leur musique donnerait un coup de fouet à un paresseux prêt à passer l’arme à gauche.





Leo et Vickie mènent le concert d’une main de maître, relançant un public qui n’a pas besoin de ça pour tout donner. Ils jouent leur cinquième titre depuis le début du concert lorsqu’on remarque qu’une blondinette au premier rang a prononcé toutes les paroles des chansons rigoureusement en même temps qu’eux. La température grimpe dangereusement. On est à deux doigt de tomber le haut, tant les Pirouettes ont chauffé la salle. Malgré les litres de sueurs déversés, lorsque les premières notes de «Un Mec en Or » se font entendre, ça se démène dans le Sonic. Mission accomplie pour The Pirouettes s’ils s’étaient donnés pour objectif de faire bouger tout leur public, pourtant bien hétéroclite. Les musiciens peuvent se féliciter d’avoir réconcilié différentes générations de fans. Après tout, « quand la musique est bonne… »


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“My heart will go on”

13389025_807689456033969_378875175_oA la fin du concert, les Pirouettes descendent de scène pour boire des coups avec leur public qui n’en demandait pas tant. Selfies dans l’escalier, discussions musicales, grands sourires, ils sont comme ça Vickie et Leo : accessibles et détendus. On s’échange des bises en partant, proposant une rencontre plus tard à Paris. Depuis la route qui surplombe la péniche, nous remarquons la blondinette du premier rang qui rejoue en solo la scène de « Titanic » sur le pont supérieur pour tenter d’accrocher le regard de ses idoles. Apparemment, niveau émotion, c’est un carton plein ! Bye le Sonic, bye les Pirouettes, on a presque envie d’être à Besançon demain (attendez la fin de la phrase avant de juger) pour les voir une nouvelle fois en concert (voilà) !

La bière aidant, on entonne des bribes de leur répertoire sur le chemin du retour. On ne s’inquiète absolument pas d’avoir laissé passer le dernier métro, la soirée ne méritait décidément pas d’être écourtée. Carrément, Carrément hâte d’écouter ce que ce premier album recèlera de nouvelles pépites, vivement le 16 septembre et le prochain concert !


Toutes les photos du concert :


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