Pépite, le diamant brut

Entretien avec Pépite avant leur concert à La Mano à Paris le 12 Octobre 2016

LMC : Pépite, qui êtes-vous ?

Thomas : On est Edouard et Thomas
Edouard : Un groupe Pop, Rock, Electro…
Thomas : …et Reggae ! (Rires)

LMC : Un peu tous les genres alors ?

Thomas : Voilà, exactement ! (Rires)

LMC : J’avoue, je vous ai stalkés sur les réseaux sociaux. J’ai trouvé des choses intéressantes ! Pour toi Edouard, c’est Edouard Perrin…

 Edouard : Ah oui ! Le journaliste de France 2 ! Je suis trop fier de lui. Depuis que je suis petit à la télé j’entends : « un reportage d’Edouard Perrin ». (Rires)

LMC : Pour toi, Thomas, c’était un son Soundcloud qui date de 2014. C’était bien plus dark que maintenant. Un naufrage ?

 Thomas : C’était un bon naufrage. C’était pour la bonne cause. Je n’en dirais pas plus… (Rires)

LMC : J’ai fait le tour des articles qui sont parus sur votre EP et la sortie de votre clip sur Les Inrocks, Konbini, etc… Tous parlent de voyage et se torturent l’esprit en n’utilisant que le champ lexical maritime. Vous avez conscience que vous leur faites s’arracher les cheveux ?

Edouard : On ne force personne !

Thomas : C’est vous qui vous vous posez trop de questions. (Rires)

LMC : Pépite, ça a commencé comme un amour de vacances ?

 Thomas : C’est un peu ça. Mais ce n’était pas l’été mais au printemps.

Edouard : On s’était déjà vu, mais on s’est vraiment rencontré sur cette plage en Bretagne, lors d’une soirée organisée par un ami commun. Je jouais une chanson de Julian Casablancas à la gratte et Thomas m’a rejoins et on a continué à jouer et chanter ensemble toute la soirée.

Edouard : Plus tard on s’est rappelé en se disant que ça serait cool de faire un truc ensemble.

LMC : A l’époque, vous aviez chacun vos projets ?

 Thomas : Oui, j’avais un projet solo plus Folk et Eddy avait Sauvage.

Edouard : Un projet beaucoup plus électronique.

LMC : Vous avez désormais trouvé l’entre deux  !

 Thomas : En vrai, Pépite peut en effet être une synthèse de nos projets précédents.

Edouard : Dans la conception, on a la même approche, que celle d’un son électro, on utilise les mêmes logiciels.

LMC : Edouard c’est toi qui t’occupes de la production ?

 Edouard : En effet !

Thomas : Moi je m’occupe plus des paroles et des accords. Mais ça peut changer parfois. Ça dépend des morceaux.

LMC : Comment se passe la composition ? Vous le faites chacun de votre côté ou ensemble ?

Edouard : On fait le plus souvent chacun de notre côté. Surtout au début de la création. Puis on se retrouve et on essai de tout mettre ensemble.

LMC : Le processus créatif fonctionne bien ?

Edouard : Très bien ! A chaque fois on se retrouve le matin

Thomas : Oui, on est vraiment du matin. (Rires)

Edouard : On se retrouve dans notre « laboratoire musical » dans le 92. Et on se plonge dans un morceau. On essaye de ne pas se disperser et de se concentrer sur un morceau à la fois.

LMC : Et vous ne vous arrêtez pas tant que vous n’avez pas fini ?

Thomas : On se met des deadlines.

Edouard : On aime bien avancer vite.

LMC : Donc vous n’avez pas la nonchalance du genre « On verra » de certains artistes ?

Thomas : Sauf dans l’écriture. Il n’est pas possible de se mettre de deadline pour ça.

LMC : En parlant deadline, vous vous étiez fixé octobre comme deadline pour le release de votre EP ?

Thomas : (Rires) On aurait bien voulu avant.

Edouard : Mais c’est très bien d’avoir attendu jusqu’à aujourd’hui.

LMC : En début d’interview vous me parliez de Julian Casablancas. On retrouve cette influence chez Pépite, le mix entre folk et electro.

Thomas : Oui ! On adore et on essaye de mélanger pas mal d’influences qui ne se ressemblent pas.

Edouard : On adore Beach House aussi, Christophe.

LMC : Et Deerhunter ?

Edouard : Non plutôt, Altas Sound, son projet solo. Deerhunter j’aime moins.

LMC : Et Portugal The Man dans la voix ?

Thomas : Je connais pas ! Je vais écouter. On s’inspire beaucoup de la musique jamaïcaine en ce moment. Mais ça s’est surtout pour les sons qui viendront sur le deuxième EP. (Rires)

On essaye à deux de mélanger à chaque nos influences à tous les deux dans la réalisation de nos morceaux.

LMC : Je vous ai découverts la première fois sur la compilation N°9 de La Souterraine. Comment s’est passée la rencontre avec eux ?

Thomas : Ils nous ont envoyé un mail. On les avait croisés à une soirée à la Gaieté Lyrique et ils étaient chauds de nous mettre sur la compil’ et nous d’y figurer.

Edouard : Ça s’est passé hyper naturellement. Ils sont très forts. Ils remarquent très tôt les artistes dont on entend parler après…

LMC : Il y avait Lenparrot aussi sur cette compilation. Vous le connaissez ?

 Thomas : Oui, on a joué avec lui !

Edouard : Ah bon ? T’es sûr ?

Thomas : Oui à la Mains d’Oeuvre à Saint Ouen, une salle très cool !

LMC : Toute la compilation de la souterraine est en français, c’est important pour vous ?

Thomas : Oui c’est trop cool. Tous ces artistes qui chantent en français.

Edouard : Sur cette compil, il y a Sarah Maison que l’on adore. Elle est très forte.

Thomas : On l’avait invité à venir jouer au bain. Elle a une chanson « Western Arabisant » qui est incroyable. Il y a plein de groupe que l’on adore, L’Impératice, Fishbach, Flavien Berger…

LMC : Des groupes avec lesquels vous partagiez l’affiche au dernier festival Pete The Monkey !

Thomas : Oui Pete The Monkey c’était dingue !

LMC : Quels sont les artistes français que vous suivez en ce moment ?

Le dernier album de La Femme est dingue ! Le prochain album de Fishbach va être fou. Elle est dingue déjà sur scène. Et Flavien Berger, évidemment !

 

LMC : Votre premier clip, 1 million de vues aujourd’hui ?

Thomas : (Rires) Non c’est une connerie ! C’est Antoine notre manager qui a sorti ça. On doit déjà être à plus de 10 000 vues en quelques jours c’est déjà pas mal. On est content, on sort un peu de nulle part…

LMC : L’idée du clip “Hiéroglyphes” vous est venue comment ?

Edouard : C’est mon frère qui nous a proposé l’idée de l’animation de peintures.

Thomas : On lui a donné carte blanche ! On connait très bien l’univers et les peintures de Baptiste.

Edouard : Il a donné une vraie puissance aux paroles.

LMC : Techniquement comment il a fait pour réaliser le clip ?

 Edouard : Il a peint 6 vignettes sur chaque feuille A4. En tout il y a 2500 peintures qui ont été scannées.

Edouard : Il a mis un mois et demi, tous les jours sur ce projet.

LMC : Donc release de l’EP ce soir à la Mano. Vous vous sentez comment ?

Thomas : On attend beaucoup de monde ce soir, j’espère que la salle sera assez grande.

LMC : D’autres dates prévues ? Une tournée ?

Thomas : On travaille depuis peu avec un tourneur. D’ici 10 ou 15 jours on aura quelques dates. (Rires)

LMC : Bon concert les mecs ! Merci !